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Dhùlra

"Tel le noeud"

RÉGIME

Nation
 

SYMBOLE

L'arbre de vie
 

CAPITALE

Kyrès [Ki-ress]

TOPOGRAPHIE

Vastes forêts
Chaînes de montagnes

Plaines
Fleuves
Lac et rivières


CLIMAT
Climat tempéré / boréal. Hivers rudes, été doux et frais.

RESSOURCES

Bois, agriculture, troupeaux et produits de la chasse

Dhùlra, l’Âme de la Terre, dispersa les siens au gré des vents et des rivières. Il leur enseigna à vivre non pas contre la nature, mais en elle. Dans les forêts profondes, sur les falaises sculptées par le temps, ils bâtirent leur avenir. Ils apprivoisèrent l’orage, dansèrent avec la neige, parlèrent aux bêtes sauvages comme à des sœurs. Et encore aujourd’hui, les anciens murmurent aux jeunes de ne jamais défier la colère de la nature, et de boire prudemment à la source de ses dons.
 

VALEURS: HARMONIE / AUTONOMIE / UNITÉ
GENTILÉ: DULRÉENNE / DULRÉEN
PRONONCIATION: [Dul-ra] *

*Afin de faciliter la prononciation, vous trouverez les syllables sonores entre parenthèses [Exemple]

CLASSE SOCIALES

Dhùlra est dirigée par trois premiers nés. Rydderic, Elaine et Maìli [Maé-li].

Ces trois représentants sont soutenus par un sénat formé de Premiers-nés.

La société de Dhùlra se divise en “clans”. Ceux-ci peuvent varier grandement en quantité d’individus, emplissant autant de petits villages que de grandes villes. La gestion du clan est la responsabilité de ses Premiers-nés. Il est donc culturellement approprié d’être respectueux et obéissant des individus plus âgés que soi. Chaque clan est intimement lié à la région qu’il habite et les différents aspects de cet habitat se reflètent dans leurs traditions locales. Afin de représenter les intérêts de leurs clans à la capitale, les premiers-nés font le voyage lorsque nécessaire pour échanger leurs opinions lors des assemblées en Kyrès, tenues tous les après-midi de semaine.

Les Sentinelles, elles, sont les gardiennes et guides spirituelles du clan. Une fois ce titre acquis, elles ne quitteront plus jamais le clan. Elles tiennent les offices et les célébrations.

Hiérarchiquement, la société dulréenne est composée ainsi:

Sentinelles > Premiers-nés > Dulréens > Inhabités

SENTINELLES

Le rôle le plus important au sein d’un clan est celui de Sentinelle. Ils sont les protecteurs du clan, moralement et physiquement. Ils agissent à titre de guide spirituel, mais aussi souvent de guerrier d’élite. L’entièreté de leur vie est dévouée au clan. Lorsqu’elle crée son nœud, une sentinelle s’unit pour toujours à son clan et l’habitat qu’il occupe: il est tabou pour une sentinelle de quitter le lieu physique auquel elle s’est liée.

Ce sont les sentinelles qui organisent les festivités, rites et autres événements concernant la vie quotidienne du clan. Le rite de nœud des sentinelles est entouré d’un grand secret, et renier ce nœud n’a qu’une seule conséquence connue: la mort.

PREMIERS-NÉS

S’il ne s’agissait que d’âge, tous seraient le premier-né de quelqu’un d’autre.

Toutefois, seuls les Dulréens prouvant leur sagesse peuvent utiliser ce titre socialement. On les appelle aussi les prédécesseurs ou vénérables, ceux qui ont tracé la voie.

Les Premiers-nés assurent seuls ou en groupe la gestion du clan. Ils sont l’autorité suprême au sein d’une communauté pour tout ce qui n’est pas de la vie spirituelle (ce rôle est tenu par les Sentinelles). Un premier-né assermenté aura effectué le rite du maillon (le nœud du premier-né) et fera partie de ce que les Dulréen appellent “La chaîne de Dhúlra”. Ce nœud lui accorde le droit de participer au Sénat de Kyrès.

INHABITÉ-ES

Désigne tout individu n’ayant pas encore effectué son second nœud.

Dès qu’ils sont aptes à découvrir par eux-même le monde qui les entoure, vers l’âge de quatre ou cinq ans, les jeunes enfants sont incités à errer à leur gré, même au-delà du territoire du clan.

”Les esprits veillent sur ceux qui errent afin de se trouver.”

Les adultes les encourage à explorer le territoire librement afin de découvrir qui ils sont, leurs couleurs, leurs personnalités, leurs affinités. Bien que les parents ne soient pas exempts d’inquiétudes, cette tradition est traitée avec respect et bienveillance par tous à travers Dhùlra. Les enfants voyagent à travers les communautés, où on en prend grand soin et comble leurs besoins, jusqu’à ce que leurs quête d’identité les mène ailleurs, ou qu’ils choisissent de procéder à leur second nœud.

DULRÉENNES / DULRÉENS

Le second noeud est le passage officiel à l’âge adulte d’un habitant de Dhùlra.

Il n’est pas déterminé par l’âge, mais par l’adoption par l’individu d’un clan et d’un lieu de vie. Ainsi, quelqu’un né de clan de rivière, pourrait avoir erré jusqu’à se sentir chez soi chez un clan de montagne, par exemple.

Une fois ce noeud accomplit, il pourra adopter les couleurs et habitudes vestimentaires de son clan, et sera considéré comme un citoyen à part entière du pays de Dhùlra.

LA CULTURE DU NOEUD

À la façon d’un sceau, le rite de noeud chez les Dhulréens symbolise une étape modifiant l’identité d’un individu au cours de son existence. Le nœud est toujours accompagné d’un nouveau nom.

Outre les événements marquants d’une vie, un changement majeur peut aussi être à la source d’un nouveau nœud, et d’un nouveau nom. À Dhùlra, les habitants peuvent ainsi avoir eu plus d’une dizaine de noms différents au cours de leur vie. Parfois, les Dulréens portent littéralement ces noeuds, par le biais d’une corde ou un ruban.

LE PREMIER NOEUD: LA CRÉATION DU LIEN

Un enfant n’est pas Dhulréen tant que le lien n’est pas créé.

Les parents ou tuteur d’un nouveau-né viendront aux Sentinelles munit d’un lien (une corde ou un ruban symbolique) et choisiront un nom originel. Ce nom originel est le lien qui unit l’enfant à Dhùlra. Ce nom sacré est tout de suite scellé par le premier noeud, un nom que l’enfant portera jusqu’à ce qu’il scelle son second noeud, son noeud d’adulte. Le nom d’enfance a généralement une grande symbolique pour les parents; c’est un noeud créer tel un souhait bienveillant pour leur progéniture. Il s’agira souvent d’un mot tel que “Espoir, Lumière, Victoire” etc.

Le nom de lien est précieusement gardé secret: il représente son lien profond avec la terre de Dhùlra elle-même, et ne devrait jamais être utilisé à la légère. Devoir porter son nom originel est synonyme de malheurs et de danger.

LE SECOND NOEUD: LA COLORATION

Au fil de ses périples, un inhabité vient à découvrir sa personnalité, et choisir un lieu de vie qui lui ressemble.

Lorsqu’il fera le choix de quitter ses habits sans couleurs pour revêtir sa nouvelle personnalité, la communauté qui l'accueille procédera à un rite de bienvenue, personnalisé par le clan, et l’inhabité prendra alors un nouveau nom, scellant le second nœud de son identité, son nom d’adulte.

LE NOEUD D'UNION

Les futurs mariés échangent lors de leur voeux une breloque symbolisant son propre clan afin de l'intégrer au nœud d’union de sa tendre moitié. Ces offrandes échangées lors de la cérémonie symbolisent la promesse de protéger et de respecter la nature de l'autre. Les mariés peuvent vivre librement dans le clan qu’ils souhaitent. 

LE NOEUD DU PREMIER-NÉ: LE RITE DU MAILLON,
LA CHAINE DE DHÙLRA

Formée symboliquement des Premiers-nés à travers tous les clans, la chaîne de Dhúlra représente la protection et la sagesse des prédécesseurs. On parle de la chaîne lorsqu’on doit prendre des décisions qui ne relèvent pas d’un seul clan, mais de la nation toute entière.
 

Lorsqu’un premier-né se démarque au sein de sa communauté, il reçoit ou forge son maillon, en y intégrant non seulement l’élément naturel avec lequel il a scellé son nœud, mais aussi un élément symbolique du fondateur du clan. Ce maillon est porté avec fierté, et il est courant que des premiers-nés laissent en héritage leur maillon à d’autres membres de la chaîne. Ainsi, un Dulréen portant plusieurs anneaux à sa chaîne se démarque comme étant un guide particulièrement révéré au sein de la nation. Il est toutefois extrêmement tabou et injurieux de porter le maillon d’un premier-né sans avoir par soi-même effectué le rite pour obtenir le sien. Commettre ce geste, même à la blague, attirerait la malchance et la mort.

LE DERNIER NOEUD: RITE FUNÉRAIRE

Lorsque la vie d’un citoyen de Dhùlra arrive à son terme, son corps est mené près d’un lieu naturel auquel il est lié (ou pressenti dans le cas d’un inhabité). Il est normal pour les habitants de ce royaume de tomber sur un corps se décomposant dans une rivière, au milieu de la forêt, ou même au cœur d’un village. Le corps est enveloppé de linges et de feuillages imbibés d’une concoction d’herboristerie qui accélère la décomposition et minimise les inconvénients possibles, tel les odeurs et les maladies, et un lien représentant la quantité de noeud acquis est noué autour du corps.
 

La mort est un aspect naturel de la vie en Dhùlra. Elle est traitée avec respect, douceur et unité. Le défunt est célébré par le biais d’objets réalisés en sa mémoire, souvent des bijoux ou de petites décorations, qui seront remis à tout ceux qui lui était proche.

LES CRIMES ET CRIMINELS

Les crimes sont jugés et sanctionnés par les premiers-nés d’une communauté. Les crimes mineurs sont généralement puni par des tâches communautaires, au service de la personne brimée.

En cas de faute sévère toutefois, un individu peut se voir obligé de défaire l’un de ses nœuds, reniant la personnalité en faute. L’individu sera ainsi contraint de reprendre son nom précédent. Le poid de cette sanction est immense, puisque dévoilé un nom précédent est d’une grande vulnérabilité, en plus de voir le nom retiré salit et dédaigné.

Lors de crime l’exigeant, un individu peut être défait d’absolument tous ses noeuds, et contraint de dévoiler son nom de lien. Dénudé de ses couleurs, il devra reprendre l’immaculé des Inhabités, et errer jusqu’à ce qu’il soit pardonné, ou qu’il réussisse à obtenir d’une communauté un nœud. Les crimes considérés comme atroces, tel que le meurtre, voit toutefois les coupables exécutés. La communauté Dulréenne voit en l’exécution une façon de défaire un lien corrompu, afin de peut-être, purifier Dhùlra de sa présence.

FÊTES

FÊTE DU PARTAGE

À la fin des moissons, avant l’arrivée de l’hiver, les clans se réunissent autour de Kyrès pour échanger tout ce qui pourrait être utile, créant un vaste marché temporaire autour de la capitale. C’est aussi une occasion de rencontre pour plusieurs clans isolés.

CÉLÉBRATION DU LIEN

Chaque année, au moment approximatif de sa naissance, il est de bonne coûtume de célébrer la naissance d’autrui par une petite attention ou cadeau coloré, afin de célébré sa personnalité. Les Inhabités eux, reçoivent des semences de fleurs inconnues et mélangées, dans l’espoir qu’elles les inspirent par leurs couleurs.

LE GRAND DÉGEL

Les villes se parent de couleurs, on fête le retour du printemps et l’éveil de la nature.

LIEUX D'IMPORTANCE

Leur citées ne font qu’une avec la nature qui les acceuillent, respectueuse des éléments tout en s’élevant dans les arbres, serpentant dans les caves naturelles ou s’étalant au fil de la rivière.

Chaque agglomération d’habitants, utilise le même principe pour sa dénomination. Par exemple, le Clan des Rivières de l’Orodesa, sera une communauté établie sur ou près d’une rivière, et le premier-né ayant fondé cette communauté portait le nom d’Orodesa. L’efficacité avec laquelle ils utilisent l’environnement pour faciliter leur vie en générale leur leur accorde beaucoup de temps pour leur vie spirituelle et communautaire, plutôt que de devoir bâtir et entretenir des bâtiments.

KYRÈS

À l’approche de la capitale, le voyageur pourra découvrir d’abord les pyrogues qui font le lien entre les différents commerces sur pilotis et les alcoves naturelles taillées au sein même des chutes de l’Abarhin. En s’avançant vers la montagne, il découvrira les habitations du quartier commun, disparates et toujours adaptées aux sols où elles ont été construites. Les sentiers mènent à travers un dédale de maisons différentes: à demi sous-terrainnes, s’élevant autour d’un grand chêne, ou même conçut d’arbres pliés adroitements. C’est toutefois au sein de la montagne même que réside la grande majorité des résidents de la capitale, à travers les caves naturelles aménagées qui s’enfonçent bien loin sous terre.

Le nom de la capitale s’est transformé au fil du temps.

Contrairement aux autres clans, il est incertain si Kyrès fut un jour le nom d’un premier-né ayant fondé la capitale. On croit plutôt que cela vient d’une moquerie amicale, les clans y résidents ayant été surnommé ceux “qui-reste” au même endroit.

LA CAVERNE AUX ÉCHOS

Un endroit sacré où a lieu l’initiation de toutes les sentinelles.

Le défi est simple : entrer dans la grotte et en ressortir vivant. Ceux qui n’en ressortent pas, ou décèdent suite au processus, voient leurs noms de liens gravés dans la falaise à l’entrée de la caverne. Nul ne sait la teneur des épreuves qui s’y trouvent.

ART ET ARTISANAT

Les Dulréen privilégient l’utilisation du bois, d’ossements, de cornes, de fibres naturelles et ressources ramassés en nature ou dans le processus de création.

Le fer et autres métaux sont importés des pays voisins. Les Dulréens ne les utilisent qu’avec parcimonie et surtout pour ce qui sera réutilisé tel que les ustencils, et autres objets utilitaires. Ces objets conçus de métal sont généralement transmis de génération en génération et sont par conséquent, souvent ornés et personnalisés avec soin.

L’aspect artistique historique de la nation est musical et axé sur la sculpture du bois. La peinture et le dessin ont une utilisation très libre et éphémère. Elle est surtout utilisée sur les corps, les vêtements, maisons, arbres et montagnes, laissant les pigments libres de retourner à la nature sous les intempérie et le temps. Il est rare d’enfermé l’encre dans sa peau à moins d’avoir une raison très symbolique. Les pigments colorés sont très populaires et utilisés pour toutes les raisons possibles, lors des fêtes et cérémonies, mais aussi au gré des humeurs des citoyens. C’est une façon d’afficher son humeur du jour, un plaisir de la vie; une offrande colorée de la nature.

MODE VESTIMENTAIRE

Les vêtements sont utilitaires et adaptés à leur environnement. Les tenues d’un clan de rivières sera très différent de celui d’un clan de montagne ou de forêt.

Les Dulréens privilégient les tissus naturels tels que le lin et la laine, les tissages et le confort. Ces habits sont souvent colorés de façon vive, de façon permanente ou temporaire, et décorés d’objets symboliques par leurs propriétaires. L’aspect coloré et décoré de leurs tenues est une façon pour ceux ayant lié leur nœud d’afficher leur élément et leur personnalitée enfin découverte et peut donc grandement variée en détails selon le caractère d’un individu.

Les Inhabités sont vêtus de vêtements aux teintes naturelles, sans teinture aucune. Donc souvent de brun, beige, ou blanc.

NOMS

Un Dulréen possède au minimum trois prénoms à l’âge adulte: Son nom de lien (secret), son nom d’enfant (le souhait) et son nom d’adulte (sa coloration).

Puisque le nom peut changer rapidement, c’est d’une grande politesse que de demander le prénom d’un ami ou d’une connaissance lorsqu’on ne l’a pas vue depuis un certain temps.

Le prénom est complété par le nom du clan et du fondateur de celui-ci.

Exemple 1: Anautoc (prénom) du mont (clan de montagne) de Creakhail (nom du fondateur)

Exemple 2: Alsira (prénom) de rivière (clan de rivière) Serith (nom du fondateur)

Anautoc, Azolla, Eidothea, Berberis, Eytelira, Persica Hollia, Azolla, Lysiniassi, Anithraci, Phaio, Alethrise, Clanea, Cyrenise, Oronia, Alsira, Themistae. Percohn, Micencor, Canran, Carethen, Ruthec, Cenrael, Goeder, Frerael, Authion, Selemyn, Casrec, Ogethen, Sowegirn, Humseld, Tawallon, Ialis, Insyn, Sewena, Rela, Rasella, Lamolon, Ilzen, Jemyn, Serith, Guegent, Ysdan, Oudan, Emredis, Trewyn, Tobira

Les prénoms de Dhùlra sont d’inspiration Celtique Européenne (Scott, Manx, Irlandais et Welsh particulièrement.)

Ils peuvent aussi être inspirés d’éléments naturels (fleurs, arbres, animaux)

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